Éditorial

Chers Sociétaires,

6 mois ! La Fondation d’Entreprise Banque Populaire du Sud a été créée il y a tout juste 6 mois...

En tant que sociétaire, administrateur et Président du comité sociétariat, je me réjouis de cette initiative !
Elle exprime clairement la volonté de votre Banque de renforcer son engagement sociétal et traduit l’attachement aux valeurs de la coopération portées par ses 195 000 sociétaires.

Cette fondation est aussi la vôtre : je souhaite que vous puissiez contribuer à son rayonnement, en relayant l’information autour de vous, et en participant dans les prochains mois au vote en ligne des sociétaires… Pour en savoir plus sur la fondation, rendez-vous en page 4 de votre journal et sur le site internet fondation-bpsud.fr.

Egalement dans ce numéro, ne manquez pas le dossier sur le microcrédit professionnel. A la fois économique et social, le microcrédit intéresse la Banque qui a décidé de s’engager activement aux côtés d’acteurs locaux de la finance solidaire.

Enfin, retrouvez l’avis de notre expert patrimoine qui nous parle ce mois-ci de placement immobilier.
Je vous souhaite une bonne lecture et vous invite à regarder le planning des prochaines rencontres sociétaires. Si votre agence y figure, alors notez bien la date pour ne pas manquer ce rendez-vous.

Signature : Olivier Gibelin - Vice Président du CA, président du comité sociétariat
Haut de page retour haut de page

Le microcrédit professionnel, comment la Banque s'implique-t-elle ?

Avec la crise et la montée du chômage le microcrédit professionnel se développe en France : créer son propre emploi en faisant appel au microcrédit pour sortir de la précarité est une solution de plus en plus répandue...
Le microcrédit professionnel

Entretien avec Christophe Villa, Professeur de finance et titulaire de la Chaire Banques Populaires en micro finance à l’Ecole de Management Audencia à Nantes,
Jean-Louis Borios, Sous-Directeur du réseau d’agences Banque Populaire du Sud et Chargé de relation avec le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS),
et Eric Nerrière, Directeur d’agence à Montpellier.

JDS : Monsieur Villa, pouvez-vous en quelques mots nous dire ce qu’est le microcrédit et qui sont les porteurs de projets ?

puce triangle Christophe Villa : Le microcrédit est un prêt de petit montant accordé à une personne en situation de précarité, parfois exclue du système bancaire traditionnel, pour lui permettre de financer la création de son activité professionnelle. Le concept du « microcrédit » est apparu dans des pays en voie de développement (en Inde entre autre), il s’est ensuite exporté vers les pays industrialisés. La typologie des bénéficiaires est très diversifiée : jeunes, seniors, publics en difficulté… Mais ils ont tous en commun, la volonté de s’en sortir et de retrouver une place dans la société en créant leur propre emploi. Il s’agit souvent de métiers manuels ou de services à la personne, des projets qui nécessitent peu d’investissement pour démarrer. Sur le territoire de la BPS, on trouve également des activités agri-rurales.

JDS : Selon vous les banques doivent elles s’impliquer dans le microcrédit ?

puce triangleC.Villa : Dans microcrédit il y a crédit, nous sommes donc bien au cœur de l’activité bancaire. Le terme renvoie également à l’aide aux plus démunis, à la lutte contre l’exclusion sociale et financière. Le sujet n’est pas simple, mais il me semble en effet que les banques ont un rôle à jouer. D’abord la pratique du microcrédit professionnel permet aux banques d’exercer leur responsabilité sociale. D’autre part, il existe de vraies raisons économiques pour le développer. Le microcrédit professionnel est en effet un marché sur lequel la demande est loin d’être satisfaite, la montée du chômage ces dernières années augmente mécaniquement la demande.

JDS : Jean-Louis Borios, la Banque Populaire Sud est elle présente sur ce marché ?

puce triangleJean-Louis Borios : Notre histoire (les Banques Populaires ont été créées au 19ème

siècle pour répondre aux besoins de financements des petits commerçants et artisans qui ne pouvaient obtenir de crédit auprès des banques traditionnelles), notre statut et nos valeurs de banque coopérative, font que nous y sommes sensibles et que nous ne pouvons pas nous en désintéresser.

Nos structures et nos contraintes (opératoires ou règlementaires) ne nous permettant pas d’intervenir directement et surtout efficacement, nous nous sommes associés à des organismes spécialisés dans le microcrédit en contact direct avec les populations fragilisées voire exclues : l’Adie et l’Airdie, deux associations reconnues pour leur engagement et leur expertise.

Avec l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Economique), nous avons une approche « indirecte » qui consiste à mettre à la disposition de l’association, une enveloppe de crédits dédiée qu’elle utilise ensuite pour accorder de petits financements (2 500 € en moyenne) aux populations les plus défavorisées, pour leur permettre par exemple d’acheter le véhicule d’occasion pour aller travailler.

Avec l’Airdie (Association Interdépartementale et Régionale pour le Développement de l’Insertion par l’Economique), notre approche est « directe », elle intègre les trois partenaires que sont l’Airdie, France Active Garantie et la Banque Populaire du Sud. Il s’agit là de financer des personnes en situation difficile (demandeur d’emploi, bénéficiaire de minimas sociaux,…) mais dont les projets sont économiquement plus élaborés et nécessitent outre le financement, un accompagnement en amont puis en aval de la création de l’entreprise. L’accompagnement est l’un des facteurs clé de réussite du dispositif.

JDS : Comment cela se passe-t-il concrètement ?

puce triangleJ-L. Borios : Le porteur de projet rencontre d’abord l’Airdie, son projet est ensuite présenté à un comité où siège la BPS. Si son dossier est accepté, il bénéficie à la fois d’un microcrédit et d’une garantie financière ! Enfin, si nécessaire, le créateur peut être accompagné pendant quelques mois après son installation afin de l’aider et le conseiller dans cette phase d’apprentissage de « chef d’entreprise ». C’est grâce à cette approche que la plupart des projets financés peuvent se pérenniser.

puce triangleEric Nerrière (représente la BPS au comité de crédit Airdie depuis 7 ans. Il est très attaché à cette mission qui fait partie intégrante de son activité de banquier. Il s’y rend plusieurs fois par mois pour étudier les dossiers de demande de crédit) : Dans ce comité chacun apporte sa compétence professionnelle : banquiers, experts comptables, juristes, représentants de CCI, bénévoles… Cette pluridisciplinarité est une des forces du dispositif […] Les échanges sont parfois animés car nous mettons tous du cœur à la mission et nous avons des angles d’approche qui sont parfois différents. Quand un dossier ne fait pas l’unanimité, qu’un de nous décèle une faiblesse, il demande à l’airdie un suivi attentif, une vigilance particulière tout au long du prêt. Lorsqu’un projet ne nous paraît pas assez solide, la commission le refuse mais dans la plupart des cas, elle donne une seconde chance et propose au porteur du projet de revoir les points faibles de son projet afin de le représenter.

JDS : On vous sent très impliqué, qu’est ce qui vous motive autant ?

puce triangleE. Nerrière : Plus qu’un projet d’entreprise, les porteurs nous présentent un projet de vie. Pour certains, la situation sociale et financière est vraiment préoccupante. Le micro-crédit peut remettre le pied à l’étrier et redonner confiance en soi. Aussi les porteurs de projet, devenus entrepreneurs, nous témoignent leur reconnaissance en devenant des clients fidèles et souvent de très bons prescripteurs. Nous sommes très attentifs au parcours personnel et familial du porteur... tout l’aspect humain. Nous nous penchons ensuite en détail sur le projet. Mais pas de faiblesse, il faut savoir dire non quand c’est nécessaire, il est moins pénible de se voir refuser un prêt que de vivre l’échec de son projet… 

JDS : Le microcrédit est-il plus risqué qu’un crédit classique et quels sont les avantages pour la banque ?

puce triangleE. Nerrière : Le microcrédit est une façon de faire du crédit en temps de crise dans de bonnes conditions. Nos engagements sont sécurisés, nous travaillons avec l’Airdie qui se porte garant et nous profitons de sa compétence et de son analyse. Le risque est moins élevé car il est réparti sur de nombreux petits volumes de prêts. Sous l’angle commercial, ces entrepreneurs sont souvent de nouveaux contacts, des clients à part entière qui ont des besoins auxquels nous devons répondre.

Haut de page retour haut de page

Investir dans la pierre, le bon moment ?

puce triangleBernard Etienne, Responsable Gestion Privée à la Banque Populaire du Sud
puce triangleJean Luc Pesce, Conseiller en Gestion de Patrimoine à la Banque Populaire du Sud

Tassement des prix, taux attractifs, exonération fiscale et abattement sur les plus-values, autant de facteurs positifs qui ont fait revenir l’investissement dans l’immobilier sur le devant de la scène ces derniers mois. Analyse et conseils de deux experts de la Banque Populaire du Sud !

Construction d'immeubleDans l’inconscient collectif français, l’immobilier tient une place à part au sein de la structure patrimoniale des ménages. Il en est la pierre angulaire, le socle fondamental. Selon l’INSEE, le patrimoine moyen français est même constitué à 61% par de l’immobilier. Un record en Europe ! « L’immobilier permet de valoriser et de pérenniser son patrimoine de manière certaine. C’est une valeur sûre qui traverse les générations. La transmission d’un patrimoine immobilier acquis est d’ailleurs l’une des principales préoccupations des clients lorsqu’ils prennent de l’âge » reconnaît Bernard Etienne, spécialiste de la gestion privée de patrimoine à la BPS.

Aujourd’hui, l’acheteur est roi

Depuis 2011, le niveau des transactions immobilières a fortement chuté en France. Il était de 805 000 en 2011. L’estimation 2013 fait état de 635 000 transactions. Ce manque de dynamisme a pour effet de faire baisser les prix dans le secteur. Sur le premier trimestre 2013, la ville de Montpellier a ainsi connu une baisse de 3,9 % sur l’immobilier neuf. Parallèlement, même s’ils sont remontés un peu pendant l’été, les taux de crédit demeurent très attractifs et ne devraient pas trop évoluer, la Banque Centrale Européenne ayant donné des gages en la matière. Le moment est certainement venu d’acheter. Pour sécuriser l’avenir, la constitution d’un patrimoine immobilier commence le plus logiquement du monde par l’achat d’une résidence principale. Un truisme à l’heure où les niveaux des retraites à venir risque de pâtir des nouvelles réformes.

Pour l’obtention d’un prêt dans l’optique de l’achat d’une résidence principale, la mensualité du crédit ne doit pas être supérieure à 30 % des revenus de l’emprunteur. Cette règle appliquée par les établissements bancaires français a notamment permis de pérenniser le marché immobilier là où ailleurs dans le monde il a connu de fortes déstabilisations (crise des subprimes). « Je conseille de ne pas se presser. Le nombre de biens à la vente est abondant et va encore augmenter avec la réforme des plus-values » (voir encadré).

« De plus dans les années 2003-2007, la durée moyenne d’une transaction était aux alentours de deux mois et le vendeur faisait le prix. Aujourd’hui, la durée de transaction est minimum de six mois. Le marché est favorable à l’acheteur. L’acheteur est roi, il a les moyens de discuter » confie Bernard Etienne.

Un bien immobilier s’achète dans le réel : toujours aller voir sur place avant d’acheter

L’investissement immobilier, que ce soit pour une résidence principale, une résidence secondaire ou pour des biens locatifs, s’inscrit dans un cycle long. « Il faut être sélectif sur la qualité du bien et toujours penser à sa valeur de revente » poursuit Bernard Etienne. Pour le locatif, la rentabilité brute de l’investissement fait partie des principaux critères de choix mais pas uniquement. « Il est nécessaire d’aller voir l’emplacement et de ne pas se décider uniquement en feuilletant une plaquette. On achète dans une ville, un quartier, une rue. Cet achat doit avoir un sens dans le patrimoine » conclut Bernard Etienne. En matière de locatif et au-delà du complément de revenus, les dispositifs de défiscalisation type Duflot permettent également d’optimiser le rendement financier de l’investissement. « La défiscalisation, c’est la cerise sur le gâteau. Elle permet d’alléger sa fiscalité sur une longue période. Il n’en demeure pas moins que cet investissement doit se faire dans une ville attractive, bien placée et en bonne situation » plaide Jean-Luc Pesce, conseiller en gestion de patrimoine à la BPS qui n’est pas en manque de propositions en matière d’investissement immobilier.

« Nous proposons aussi l’investissement en nue-propriété qui permet de bénéficier d’une décote de 40 à 50 % sur le prix. Un bailleur social acquiert de son coté l’usufruit et l’exploite. Au bout de 15 ans, le bien, remis à neuf, vous revient. Avantage : le nu-propriétaire n’est pas soumis à l’ISF*. Il y aussi la pierre support papier avec les SCPI*. Ces supports ont une bonne rentabilité (autour de 5 %) et sont accessibles avec un capital peu élevé. Ils sont aussi plus liquides, on peut ne vendre qu’une partie des parts détenues » indique Jean-Luc Pesce. Dernier conseil et non des moindres, la diversification du patrimoine.
La règle : ne pas mettre tous ses avoirs dans l’immobilier et penser à conserver une partie de son épargne sur d’autres supports plus liquides. 


Nouveau régime fiscal pour les plus-values immobilières

Depuis le 1er septembre 2013, les plus-values de cession sur les biens immobiliers autres que la résidence principale (toujours entièrement exonérée) bénéficieront d’une exonération totale d’impôt sur le revenu au-delà de 22 ans de détention du bien, au lieu de 30 ans aujourd’hui.
« Le nouveau barème est plus linéaire que le précédent qui concentrait le gros des abattements sur la fin de période, obligeant à une très longue détention des biens. C’est un plus pour la dynamique du marché » confirme Bernard Etienne. à ce nouveau dispositif, s’ajoute un abattement exceptionnel de 25 % sur la plus-value pour les cessions qui interviendront entre le 1er septembre et le 31 août 2014. Cet abattement exceptionnel a été instauré par le gouvernement pour stimuler la relance des transactions.


puce trianglePour en savoir plus, prenez dès à présent contact avec votre conseiller.

puce triangleNotre partenaire : le comptoir immobilier, conseil en immobilier de placement. www.lecomptoirimmobilier.fr

* ISF : Impôt Sur la Fortune - SCPI : Société Civile de Placement Immobilier

Haut de page retour haut de page

La Fondation d’Entreprise Banque Populaire du Sud, notre « plus » coopératif

Le 17 avril dernier, la Banque Populaire du Sud a lancé sa Fondation d’Entreprise. Cette Fondation intervient dans les domaines du handicap, de la préservation du patrimoine immatériel et de la défense de l’environnement. Elle encourage également les jeunes avec le Prix Initiative Jeunes. Son action repose sur l’engagement coopératif et sur les valeurs fortes du sociétariat : la solidarité, l’attachement au territoire et l’esprit d’entreprendre. Elle est présidée par Olivier Gibelin, vice-président du Conseil d’Administration et Président du Comité Sociétariat de la Banque.

la Fondation d'entreprise BPS« En créant la fondation d’entreprise, qui a pris le relais des Prix Initiative Région, nous souhaitions donner à nos actions de mécénat un nouvel élan et davantage de visibilité. Il est en effet important qu’un maximum d’associations locales et de jeunes de la région connaissent l’existence de la fondation puisque sa vocation est de donner un coup de pouce à
leurs projets »

La fondation soutient les associations locales

Elle s’adresse en particulier aux associations qui agissent en faveur de l’épanouissement personnel des personnes en situation de

handicap par la pratique d’activités sportives, artistiques, culturelles ou de loisirs. De nombreuses associations, souvent discrètes, mais très actives agissent dans ce domaine : atelier théâtre, club de sport, voyage touristique... « Après avoir soutenu pendant 10 ans le patrimoine bâti dans le cadre des Prix Initiative Région, nous avons décidé de soutenir les associations qui agissent en faveur du patrimoine culturel immatériel de notre territoire. Ce dernier, très diversifié, est riche de ce patrimoine que l’on appelle aussi « patrimoine vivant ». Je pense aux associations qui font vivre les traditions locales, les associations qui valorisent les pratiques anciennes, celles qui réalisent des travaux de mémoire en référence à un événement qui a marqué le territoire. Les associations qui portent des savoirs-faire liés à l’artisanat local sont aussi concernées. »

Enfin la fondation s’intéresse aussi aux projets qui visent à protéger notre environnement. La BPS a toujours été sensible aux questions liées au développement durable. Dans ce domaine, la fondation encourage particulièrement les projets innovants et originaux…

Elle soutient également les jeunes…

La fondation organise les Prix Initiative Jeunes, un concours ouvert aux 18 / 28 ans afin de valoriser les talents et encourager l’esprit d’entreprendre des jeunes de la région.


Propos recueillis par le JDS auprès de Delphine Romain, responsable du Sociétariat.


Pour tout savoir sur la fondation d’entreprise Banque Populaire du Sud et pour télécharger un dossier… connectez-vous au site http://fondation-bpsud.fr

• L’édition 2013 est close

• Prochain jury : mai 2014

> La fondation accepte les dossiers tout au long de l’année !


Haut de page retour haut de page

Les prochaines rencontres sociétaires :

puce triangle13 novembre : Agences de Carcassonne (Iena, Verdun, Pointe Ferrand).

Conférence « Votre épargne : Quels choix et orientations retenir ? »

puce triangle21 novembre : Agences de Frontignan, La Peyrade, Balaruc.

Conférence « L’impact des nouvelles technologies sur la relation clients/banque »

puce triangle26 novembre : Agences d’Alès, Anduze, St Christol les Alès.

Conférence « L’impact des nouvelles technologies sur la relation clients/banque »

Haut de page retour haut de page