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Flashs marchés du 20 au 24 novembre 2017


 

​le 24 novembre 2017

 

Environnement économique

 
Chine : L’indice de la bourse de Shanghai a chuté de 2,26 %, ramenant à 8 % la performance depuis le début de l’année. L’économie continue à orienter son activité vers les nouvelles technologies et à rehausser le niveau de gamme de sa production. Mais la Banque centrale a intensifié son contrôle afin d’éviter une inflation du prix des actifs, en particulier sur l’immobilier. Le gonflement du crédit a d’ailleurs conduit l’agence Standard & Poor’s à abaisser la note de qualité de crédit du pays de AA- à A+. Le resserrement monétaire a fait monter les taux à 10 ans à 4 %.

 

États-Unis : les indicateurs économiques ont conforté l’idée d’une économie poursuivant sa tendance de croissance. Si les commandes de biens durables ont reculé de 1,2 % en octobre, après une hausse de 2,2 % en septembre, les données hors composantes volatiles, comme les transports, ont progressé de 0,4 %. Le tassement dans les commandes d’avions est ponctuel, compte tenu des importantes commandes enregistrées au salon de Dubaï.

 

 
Enfin, le compte rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire conforte l’idée d’une hausse des taux d’un quart de point en décembre. Les nombreux changements de postes au sein du Comité ne devraient pas inciter la Banque centrale à procéder à d’autres hausses de taux avant la réunion du 21 mars prochain. La question du rythme à venir de l’inflation (1,6 % sur un an en septembre) reste centrale. Pendant longtemps les experts ont attribué la faiblesse de la hausse des prix à des facteurs conjoncturels. Aujourd’hui, l’idée qu’elle s’installe dans une faiblesse structurelle fait son chemin.
 
Zone euro : la France a fait l’objet d’un rappel à l’ordre de la Commission européenne pour le niveau de son déficit public. Elle considère que la réduction de ce déficit à 2,9 % du PIB est davantage le résultat de facteurs conjoncturels plutôt que structurels. Et la conjoncture est excellente. Selon les enquêtes de l’INSEE, la croissance s’annonce forte en fin d’année. Mais dans certains secteurs, les entreprises peinent à recruter des salariés qualifiés. Or, notre pays va combler, en fin d’année, son rattrapage de croissance depuis la crise. Compte tenu d’un chômage structurel autour de 8,5 % (9,5 % actuellement) la France va bientôt atteindre une sorte de plein emploi qui, tendanciellement, va freiner le potentiel de croissance.
 

 

Marchés financiers

 

Taux : la prudence et les interrogations de la Banque centrale américaine sur le rythme de hausse des taux en 2018 ont provoqué une détente des rendements aux États-Unis et une stabilité en zone euro. En conséquence, le dollar a baissé vis-à-vis de l’euro. À 1,19 dollar pour 1 euro, la monnaie américaine se rapproche de son point bas, à 1,20 dollar, atteint en septembre à un moment de doute sur la capacité de Donald Trump à réduire la pression fiscale pour les entreprises et les ménages.
 
Action : l’indice CAC 40 a refranchi temporairement la barre des 5 400 points vendredi. Comme les autres indices européens, les cours des actions ont profité de bons indices de conjoncture en France et en Allemagne. Dans ce dernier pays, la croissance pour l’année en cours pourrait atteindre 2,3 %, avec une accélération de la croissance à 3,5 % au dernier trimestre.
 
Sur le plan politique, un déblocage de la situation ouvrant la porte à une coalition de gouvernement apparaît en Allemagne. Alors qu’il s’y était refusé jusqu’à présent, le parti Social-Démocrate (SPD) a indiqué qu’il était ouvert à une discussion sur ce sujet avec Angela Merkel (CDU-CSU). En cas d’échec, le scénario de nouvelles élections ferait rapidement surface.
 
Rédigé le vendredi 24 novembre 2017

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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