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Flash marchés du 25 au 29 décembre 2017


 

Le vendredi 29 décembre 2017
 

L’année 2017 additionne des performances excellentes et des niveaux de volatilité qui n’ont jamais été aussi bas. 2017 est donc une année à paradoxe, avec un risque politique omniprésent (Donald Trump, élections en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, une montée du populisme en Europe de l’Est, les velléités indépendantistes de la Catalogne, les tensions dans le golfe persique, une mise en place chaotique du  Brexit  et les craintes suscitées par la Corée du Nord) et une volatilité historiquement faible.Ces performances ont bénéficié d’un environnement économique porteur. Et ce dernier point pourrait perdurer. Selon le FMI, seuls cinq pays seraient en récession en 2018 (Swaziland, Sud Soudan, Porto Rico, Guinée équatoriale et Venezuela), contre treize cette année… et 89 en 2009.Enfin, l’année qui se termine enregistre une forte baisse du dollar (- 14 % face à l’euro). Un mouvement d’une telle ampleur n’était pas prévu en début d’année, bien au contraire. Il rebat les cartes en matière de hiérarchie de performances des placements pour les non-résidents.

 

Les volatilités des indices actions américains, à 10 % en fin d’année (et 20 % du temps sous les 10 %) et des actions européennes, à 13 % en fin d’année, sont à des plus bas historiques. On enregistre le même phénomène sur le marché obligataire où l’indice MOVE Merrill Lynch a battu des records de faiblesse. Enfin, sur le marché des changes, l’indice Deutsche Bank n’est pas à son plus bas historique, même s’il baisse par rapport à 2016. Il rejoint cependant son précédent point bas atteint en 2006.Deux raisons sont avancées : l’environnement économique et les taux bas d’un côté, la liquidité qui écrase les primes de risque de l’autre.

Les performances des indices actions. L’indice MSCI World enregistre un gain de près de 20 %, tiré par un marché américain flamboyant (+ 25,7 % pour le Dow Jones et + 20 % pour le S&P 500 au 28 décembre) avec 62 records de hausse pour le S&P 500 et 70 pour le Dow Jones. Surtout, ces records n’ont été accompagnés par quasiment aucune phase de prise de profit. Ainsi, l’indice S&P 500 n’a enregistré aucune baisse de plus de 2 % et le Dow Jones n’a connu que 4 séances de repli de plus d’1 %, du jamais vu depuis 1964.Le deuxième moteur de la hausse vient des actions émergentes. L’indice MSCI émergent a bondi de 33,3 %, sa meilleure performance depuis 2009. Ce rebond est tiré par l’accélération du commerce mondial et de bonnes surprises du côté des résultats des entreprises.La bourse japonaise s’est également distinguée avec une performance de 19 %. L’économie y enregistre sept trimestres consécutifs de croissance, avec un rythme annuel moyen de 1,7 % et une politique monétaire qui ne donne aucun signe de resserrement.Les actions de la zone euro clôturent l’année avec des gains plus modestes, en dessous de 7 % pour l’Euro Stoxx 50 et en-dessous de 10 % pour le CAC 40. Ces places boursières ont été pénalisées au deuxième semestre par la forte baisse du billet vert.Dans toutes ces régions, la hausse des profits des entreprises a été forte et sans réelle surprise, à l’exception des pays émergents où peu d’analystes espéraient de tels résultats.

Les marchés obligataires constituent également une surprise. Trois exemples viennent illustrer un comportement pour le moins inattendu. Aux États-Unis, malgré trois hausses de taux directeurs et la poursuite probable du mouvement en 2018, malgré la réduction des réinvestissements des coupons et remboursements d’obligations du gigantesque portefeuille de la Fed issu du QE, le taux souverain à 10 ans a perdu deux points de base à 2,43 % et enregistre une performance de 2,8 % sur l’année (source Bloomberg).De même, qui aurait parié que le taux grec à 10 ans terminerait l’année à 4,12 %, après avoir commencé à 5,48 %. La performance de ce placement ressort à 293 % avec une reprise des émissions dans le marché, un retour de la croissance économique et une possible sortie du programme d’aide conditionnelle de l’UE en août 2018. En septembre dernier, le pays a bénéficié de la clôture de la procédure pour déficit excessif de la Commission européenne.L’emprunt d’État français à 10 ans a démarré l’année avec un rendement de 0,67 % et termine juste en-dessous de 0,80 %, enregistrant une performance de 1,9 % sur l’année. L’écart de rémunération avec l’Allemagne est resté relativement stable autour des 30 points de base.Enfin, l’emprunt espagnol à 10 ans a peu souffert de la crise en Catalogne et termine l’année sur un rendement de 1,53 % et une performance de 2,1 %.Tout ceci s’est déroulé avec une politique monétaire « prévenante » de la BCE. Le QE sera réduit à 30 milliards d’euros chaque mois. Il n’est pas envisagé de hausse de taux avant le courant de l’année 2019.

Rédigé le vendredi 29 décembre 2017

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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