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Arrivée du Vendée Globe

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​Vendée Globe : Clarisse Clémer, au bout de l'envie

 

La navigatrice de Banque Populaire X a franchi la ligne du Vendée Globe le mercredi 3 février en 12ème position bouclant ainsi son tour du monde en 87 jours, 2 heures, 24 minutes et 25 secondes. Surtout, Clarisse a démontré un sacré courage malgré les difficultés, cinq ans après avoir découvert la course au large et deux ans après ses premiers bords en IMOCA aux côtés de Teams Banque Populaire qui l’a accompagné dans son apprentissage. La preuve qu’avec de l’audace, on peut tout entreprendre.
 


 
Lorsqu’elle est descendue seule sur les pontons, le 8 novembre dernier, applaudie par les autres membres des équipes, elle n’arrivait pas à se départir de son sourire. Les sentiments se mêlaient, tout était trop intense et elle y répondait, comme à son habitude, par son enthousiasme. Clarisse est comme ça, sur l’Atlantique comme autour du monde, à s’ouvrir sur ses joies, ses doutes et ses petits moments de bonheur. La trentenaire est aussi une battante, une acharnée de travail, forte d’une capacité impressionnante à apprendre, et vite. Son histoire avec la course au large en est la meilleure illustration : la découverte de la discipline avec Tanguy Le Turquais avec qui elle partage sa vie, l’abnégation à participer à la Mini-Transat (2017) et à aimer l’aventure et la solitude qu’elle implique, puis l’IMOCA, ces bateaux de 18 mètres du Vendée Globe. En moins de deux ans, elle s’est approprié un bateau exigeant au riche palmarès (vainqueur du Vendée Globe 2012-2013, vainqueur de la Route du Rhum 2018), a participé à une transatlantique avec Armel Le Cléac’h (6e de la Transat Jacques Vabre en 2019), est revenue seule en convoyage avant son unique course en solitaire à bord de Banque Populaire X (12e de la Vendée Arctique Les Sables à l’été 2020).
 
 

Seule face aux difficultés

 
Vient ensuite le Vendée Globe, l’émotion que cela suscite et toutes les questions que ça engendre. « J’ai eu une chance en or que Banque Populaire me propose ce projet. Cette opportunité, c’est aussi une responsabilité ». Et une charge émotionnelle forte, aussi, sur les épaules d’une trentenaire qui n’a jamais reculé, créé une start-up, quitté la vie parisienne pour la Bretagne et s’est lancée avec passion vers le large.

En novembre dernier, les premiers jours de course sont compliqués et Clarisse décide de laisser filer la dépression tropicale (Thêta) avant de poursuivre sa descente de l’Atlantique. Il y a l’hydrogénérateur bâbord qui s’est arraché et surtout l’agacement de ne pas avoir suivi le train des leaders. « Ce n’est pas facile de voir les petits copains partir », confie-t-elle un jour. Mais Clarisse s’accroche, tient bon, puise en elle des ressources insoupçonnées. Et surtout, elle continue sa progression.
 
 

Le Vendée Globe, « une vraie leçon de vie »

 
Son objectif ? « Trouver le bon équilibre entre tirer le meilleur parti de mon bateau et gérer mon rythme à bord ». Chaque petit pas est une victoire : dépasser la latitude de Salvador de Bahia (elle n’était jamais descendue plus au Sud), franchir le cap de Bonne Espérance, découvrir les mers du Sud où « les albatros brisent la monotonie ». À force d’engranger les milles, elle confie « finir par se contenter de peu » et l’on sent, au travers de ses prises de parole, qu’une confiance est en train de naître. « C’est une histoire de compromis entre aller vite tout le temps et me préserver. J’apprends à me connaître. C’est une vraie leçon de vie ».

Son Noël était agité – 27 nœuds, 6 mètres de houle – avant de célébrer son anniversaire, 31 ans le 30 décembre, dans des conditions plus clémentes. Durant toute l’exploration des mers du sud, à longer la « Zone Exclusion des Glaces » et à composer avec les dépressions, Clarisse parvient à dépasser Alan Roura (La Fabrique) et fait longtemps route aux côtés de Romain Attanasio (PURE-Best Western Hotels & Resort). L’approche du Cap Horn est délicate, harassante, les rafales dépassent les 40 nœuds, les vagues sont de plus de 7 mètres… Mais bientôt, Banque Populaire X franchit le Cap Horn, à une trentaine de milles du caillou sombre qui suscite tant d’espoirs. La navigatrice en parle comme d’un « moment d’émerveillement » et « d’un mélange d’émotions ».
 
 

« J’ai l’impression de m’améliorer de jour en jour »

 
De retour dans l’Atlantique, il y a cette réparation de sa voile d’avant (son « J2 ») après être montée trois fois au mât, ses pamplemousses qui ont résisté à des semaines à bord, le passage du Pot-au-Noir un peu plus délicat qu’à l’aller et « l’impression qu’il n’y a que l’océan qui existe ». La bagarre sportive est toujours prégnante et la jeune femme résiste longuement, avec panache et abnégation, au retour du voilier de dernière génération d’Armel Tripon (L’Occitane en Provence). Dans le même temps, l’apprentissage n’est jamais vraiment fini.

« Ce qui me fascine en course au large, c’est la richesse que cela offre en matière d’expérience. Plus on navigue, plus on s’améliore, plus on s’enrichit, plus on peut tirer des conclusions pour progresser. J’ai l’impression de m’améliorer de jour en jour ». Elle dit avec fierté « avoir gagné ses galons de marin ». Jamais l’abandon « ne lui a traversé l’esprit » parce que l’espoir a toujours été plus fort, celui de jours meilleurs et d’une harmonie totale avec Banque Populaire X devenu son « meilleur ami ». Au creux de ses réflexions qui dressent l’esquisse d’un premier bilan, Clarisse donne l’impression, aussi, que ce Vendée Globe n’a rien d’un aboutissement mais d’une étape en plus, d’une expérience pr��cieuse et enrichissante pour construire l’avenir, sur terre comme en mer. »
 
 
 #BravoClarisse !
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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