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Flash marchés du 3 au 7 juilet 2017


 

​10/07/2017

 

Environnement économique

 

États-Unis : les indicateurs ont alterné le bon et le moins bon au cours de la semaine. La déception vient des commandes de biens durables en mai, qui se sont à nouveau repliées de 0,8 %, après une baisse de 0,3 % en avril. Le point positif vient des créations d’emplois en juin qui se sont avérées plus importantes que prévu, avec un chiffre de 222 000. Les chiffres des deux mois précédents ont été révisés en hausse avec 47 000 emplois supplémentaires en cumulé. Le taux de participation au marché du travail passe de 62,7 % en mai à 62,8 % en juin et la durée hebdomadaire moyenne de travail se situe désormais à 34,5 heures, contre 34,4 heures le mois précédent. La progression du salaire horaire moyen atteint 2,5 %, en glissement annuel, sans changement par rapport à mai.

Zone euro : malgré un léger tassement en juin de l’indice PMI composite qui mesure l’activité du secteur privé, la croissance reste soutenue et atteint son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2011. Les principales économies de la zone enregistrent une accélération de leur activité au deuxième trimestre. Le compte rendu du comité de politique monétaire des 7 et 8 juin laisse entrevoir un abandon progressif de la politique très accommodante menée depuis plusieurs années. Il confirme les propos tenus la semaine dernière par Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne.

Japon : face à la hausse des taux qui se dessine aux États-Unis et dans la zone euro, la Banque du Japon fait cavalier seul en annonçant des achats pour des quantités illimitées de dette. Cette politique a pour objectif d’éviter une hausse des taux 10 ans, actuellement à 0,8 %, alors que le pays est très endetté.

 

 

Marchés financiers

 
Taux : la communication des débats de la dernière réunion de la Banque centrale américaine montre que les membres sont divisés sur la date du début d’une réduction du bilan de la Banque (4 500 Mds $, principalement des obligations achetées pendant la crise). De plus, et selon les économistes de Natixis, on ne peut exclure une hausse du taux directeur en septembre. Cet avis n’est pas partagé par le consensus qui estime cette probabilité à 16 % seulement à cette date. En revanche, une majorité (52 %) l’envisage en décembre. En attendant, le rendement souverain à 10 ans a gagné 8 points de base à 2,39 % aux États-Unis. Le taux de l’emprunt français de même maturité a grimpé de 11 points de base à 0,93 % et l’obligation identique en Allemagne a repris également 11 points de base à 0,56 %, un plus haut depuis janvier 2016.
 
Actions : à 1 h 30 de la clôture, le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 affichaient des gains hebdomadaires de 0,50 % environ. Les cours des banques ont conduit la hausse, les investisseurs considérant que la hausse des taux longs – alors que les taux courts restent stables – est susceptible de redresser les marges bancaires. Les assureurs ont vu également le cours de leurs actions surperformer, même si la hausse des taux longs n’est pas suffisante, à ce stade, pour redresser le taux servi par les contrats en euros. À l’opposé, et pour des raisons identiques, les valeurs du secteur de l’immobilier ont été délaissées. Enfin, les économistes de Natixis se sont interrogés pour savoir d’où pourrait venir la prochaine crise financière. Deux risques sont mis en évidence : 1) celui d’une correction des actions américaines qui sont chères et qui n’intègrent pas un futur recul de la profitabilité des entreprises ; 2) une crise monétaire et de change au Japon avec la poursuite d’une politique monétaire ultra-accommodante.

 

Rédigé le 07/07/2017

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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