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Flash marchés du 20 au 24 mars 2017


 

le 27/03/2017

 

Environnement économique

 

Etats-Unis : le projet de réforme de l’assurance santé du Président Donald Trump peine à obtenir l’adhésion du Congrès. Pourtant, l’abrogation de l’Obamacare avait été un thème important de la campagne. Le nouveau Président a menacé les parlementaires de laisser cette loi s’ils ne votaient pas sa suppression très rapidement. Malgré son coût pour les finances publiques, cette loi avait permis l’accès à l’assurance maladie à plus de 20 millions d’Américains. Ceci illustre la difficile transition de l’exécutif entre la campagne électorale et l’exercice du pouvoir. Cela constitue un test en vue des mesures budgétaires à venir.

 

Zone euro : le dernier prêt de long terme à taux négatif de la Banque centrale aux banques a attiré deux fois plus de demandes que prévu (233,47 milliards d’euros pour 474 banques). La Banque centrale a mis fin à ce dispositif qui a démarré en septembre 2014. Il visait à procurer des liquidités à taux zéro ou négatif aux banques, à condition que ces dernières consacrent ces sommes au financement de l’économie. Ce virage dans la politique monétaire ultra-accommodante conduite depuis la crise intervient à un moment où les signaux de la reprise se renforcent. Ainsi, l’indice PMI s’est établi à 56,7 en mars, au plus haut depuis quasiment six années, montrant une fois de plus une accélération de l’activité.

 

Pétrole : baisse d'un dollar du prix du pétrole Brent (- 1,7 % sur la semaine, à 50,9 dollars), référence européenne, à la suite de statistiques montrant la reprise de l’extraction du pétrole de schiste aux États-Unis et l’augmentation des stocks dans ce pays. La réduction des quotas de production avait été appliquée par la plupart des pays producteurs, à l’exception des États-Unis où les efforts de productivité ont permis d’abaisser le coût d’extraction du pétrole non conventionnel à 35 dollars environ.

 

Marchés financiers


Taux : le plafonnement des partis anti-européens dans les sondages sur l’élection présidentielle française a favorisé une baisse autonome du rendement de l’emprunt français à 10 ans qui a perdu 8 points de base à 1,02 %. L’écart de rendement avec l’obligation allemande de même durée est passé de 66 points de base à 59 points de base. Sur le monétaire, certains intervenants commencent à anticiper une remontée du taux au jour le jour (Eonia) à partir de 2018, en lien avec la réduction des interventions de la Banque centrale européenne.

Actions : après la hausse récente des places boursières, les investisseurs se montrent plus hésitants dans un contexte marqué par trois facteurs :
- la baisse du prix du pétrole pèse sur les valeurs du secteur (- 3 % pour l’action Total),
- le Royaume-Uni enclenchera le 29 mars l’article 50 du traité de Lisbonne ouvrant la voie à deux ans de négociation sur les modalités de sortie de l’Union européenne,
- l’effet « Trump » sur les investisseurs est remis en cause par les difficultés du Président avec le Congrès.
 Les intervenants se demandent si la nouvelle administration ne risque pas de s’embourber dans la suppression de l’Obamacare et, du coup, prendre du retard dans ses mesures pro-business.

Rédigé le 27/03/2017

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 

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